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La noix qu’est ce que c’est ?

       

La noix est le fruit à coque du noyer. Elle se présente sous forme d'une coquille ou coque longue de 4 à 5 cm de long sur 3 à 4 cm de large. L'amande se compose de deux cerneaux séparés par une fine membrane appelée le mésocarpe . Un cultivateur de noix s'appelle un nuciculteur. Un verger de noyers s'appelle une noyeraie.

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Histoire de la noix

Le terme “noix” est apparu dans la langue française en 1155 et vient du latin nüx, nucis . Son histoire est intimement liée à celle du Périgord. Les premières traces retrouvées datent de 17 000 ans, période où a vécu l’homme de Cro-Magnon. Elles se situent dans un gisement de Peyrat à proximité de Terrasson en Dordogne. Au Xème siècle, la valeur de la noix est telle que les paysans acquittent leurs dettes en setiers de noix (ancienne mesure). Trois siècles plus tard, les baux en Périgord étaient versés en huile de noix à l'abbaye cistercienne du Dalon (commune de Sainte-Trie). Elle était considérée comme un bien aussi précieux que l'or.        

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        Le commerce de la noix - principalement son huile - se développe à partir du XVème siècle. Bien que sa culture connaisse une forte expansion dans toute la France, le Périgord fait de la noix un vrai commerce. Elle contribue à la fortune de la région. Au XIIème siècle, les gabarriers l'acheminent par bateaux sur la Dordogne - le “Fleuve de la Noix”- en direction de Bordeaux d’où elle est expédiée vers la Hollande, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. 
A cette époque, l’huile de noix était utilisée pour la cuisine, l’éclairage, la peinture, la décoration ou la savonnerie.





Au début du XIXème siècle, on assiste à une intensification des plantations dans le causse périgourdin. Son commerce prospère jusqu’à l’hiver rigoureux de 1829/1830. Ce dernier endommage nombres de noyeraies périgourdines. L’arrivée de phylloxéra affaiblit de nouveau les nuciculteurs, qui n’ont d’autres choix que de se tourner vers la polyculture. L’hiver rigoureux de 1870 précipite le déclin des noyeraies. Déclin accentué par l’arrivée de l’oeillette, du colza, et des huiles tropicales sur le marché à la fin du XIXème siècle. Malgré tout, la région du Sarlat acquiert une solide réputation pour ses cultures de noyeraies.        

        En 1950, la filière Noix du Périgord se mobilise pour créer, sur des bases modernes, de nouvelles noyeraies à partir de variétés traditionnelles. C’est à cette époque que La Franquette du Dauphinée est introduite dans le bassin de production. Jusqu’en 1984/85  jusqu’à 30 000 personnes environ vivent des noyeraies en France. Cinq ans plus tard, il ne reste plus que 230 exploitants pour la France entière. Aujourd’hui le Périgord et le Quercy produisent 37 % des noix françaises.
En 1994, le syndicat de défense de la Noix du Périgord se donne pour mission d’obtenir le label AOC (Appellation d’Origine Controlée). Elle l’obtient en 2002, puis trouve son prolongement européen en 2004 en se transformant en AOP (Appellation d’Origine Protégée). On y retrouve quatre variétés : la Corne, la Franquette, la Grandjean et la Marbot. Son terroir est réparti dans les départements de la Dordogne, du Lot, de la Corrèze et de la Charente.

«Rien n'est perdu dans la Noix du Périgord sauf le bruit qu'elle fait en se cassant»

Dans la culture populaire et la mémoire collective du Périgord, il subsiste une nostalgie des longues veillées passées à casser les noix et extraire le cerneau, ponctuées de chants et proverbes. Les énoiseuses assises sur le pas de la porte, une pierre plate posée sur les genoux, la «tricotte» à la main : un coup sec du maillet pour briser la coquille puis l'extraction du cerneau, à la main, délicatement pour ne pas l'abîmer.
En Périgord on énoise toujours comme autrefois. Ce geste ancestral pour séparer cerneau et coquille a traversé les siècles. Il contribue à ce que la qualité du cerneau de Noix du Périgord et du Quercy reste le fleuron de la production périgourdine.